CINÉMA DE QUARTIER
1–7 DÉCEMBRE 2025

1975 • 53 min
réalistaion — par Jean-Michel Richard, Marc Le Men, Messaoud Ben Sadek, Mohamed Boukhatem, Saïda Soltani
Production — UNPACC / Association dauphinoise de coopération franco-algérienne
Dans les années 70, le prolétariat immigré issu des anciennes colonies françaises fait tourner les usines grenobloises, au risque de sa santé. Un collectif franco-algérien enquête sur cette condition et sur les luttes des ouvriers.
Issu d’un ensemble de films produits par la municipalité grenobloise dans les années 70, et mené par la première association franco-algérienne de l’histoire de la ville, « Notre santé n’est pas à vendre » est ancré dans une tradition politique de l’enquête ouvrière. Il documente ces conditions de travail frontalement, tout en enregistrant une parole : celle des travailleurs immigrés. Ce double jeu de l’image et du son fait émerger un savoir, qui porte sur l’usine, mais aussi sur la vie en foyer de regroupement. Un savoir toujours inscrit dans l’action : négociations, manifestations, grèves.
Cinquante ans après sa réalisation, ce film nous intéresse encore parce qu’il fait ces deux constats qui ne vont toujours pas de soi dans le discours public. Tout d’abord celui de la violence de la division raciale du travail, qui doit nous rappeler que les enjeux antiracistes et économiques ne peuvent pas être séparés. Ensuite, celui de l’existence historique de formes d’organisations propres aux populations immigrées.
La séance sera présentée par une partie de l’équipe du film.
Copie 16 mm numérisée dans le cadre du programme de numérisation et de valorisation Archipel Grenoble soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et le CNC.

1975 • 53 min
réalistaion — par Jean-Michel Richard, Marc Le Men, Messaoud Ben Sadek, Mohamed Boukhatem, Saïda Soltani
Production — UNPACC / Association dauphinoise de coopération franco-algérienne
Dans les années 70, le prolétariat immigré issu des anciennes colonies françaises fait tourner les usines grenobloises, au risque de sa santé. Un collectif franco-algérien enquête sur cette condition et sur les luttes des ouvriers.
Issu d’un ensemble de films produits par la municipalité grenobloise dans les années 70, et mené par la première association franco-algérienne de l’histoire de la ville, « Notre santé n’est pas à vendre » est ancré dans une tradition politique de l’enquête ouvrière. Il documente ces conditions de travail frontalement, tout en enregistrant une parole : celle des travailleurs immigrés. Ce double jeu de l’image et du son fait émerger un savoir, qui porte sur l’usine, mais aussi sur la vie en foyer de regroupement. Un savoir toujours inscrit dans l’action : négociations, manifestations, grèves.
Cinquante ans après sa réalisation, ce film nous intéresse encore parce qu’il fait ces deux constats qui ne vont toujours pas de soi dans le discours public. Tout d’abord celui de la violence de la division raciale du travail, qui doit nous rappeler que les enjeux antiracistes et économiques ne peuvent pas être séparés. Ensuite, celui de l’existence historique de formes d’organisations propres aux populations immigrées.
La séance sera présentée par une partie de l’équipe du film.
Copie 16 mm numérisée dans le cadre du programme de numérisation et de valorisation Archipel Grenoble soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et le CNC.