CINÉMA DE QUARTIER
1–7 DÉCEMBRE 2025

COLLECTIF MOHAMED, 1980, 35min
Il s’agit là de la première production du Collectif Mohamed. C’est un document rare, tumultueux et révolté qui décrit l’intégration comme la désintégration de jeunes. Zone immigrée est tourné au cours de l’année 1980 dans la cité Couzy de Vitry, par un collectif en colère à la suite de l’agression d’un garçon du quartier par un chauffeur de bus. Soudainement apparaît un film qui ne parle pas des quartiers sous la forme d’un énième constat d’impuissance, mais qui en fait le récit de l’intérieur avec la force du refus et le désir de donner une image vraie de ces lieux. Zone immigrée est proposé en tête d’un triptyque lors de cette soirée du 6 décembre. Il est envisagé comme la présentation d’un contexte : celui de la vie des descendants de l’immigration africaine et nord-africaine dans la France du début des années 1980. Ce contexte est encore le nôtre, dans nos années 2020. Nous ne sommes toujours pas sortis des formes de discrimination sociale, raciale et spatiale qui caractérisent les quartiers populaires. Nous savons aussi qu’en ces espaces il y a une vie et une énergie, notamment celle de la jeunesse.

COLLECTIF MOHAMED, 1980, 35min
Il s’agit là de la première production du Collectif Mohamed. C’est un document rare, tumultueux et révolté qui décrit l’intégration comme la désintégration de jeunes. Zone immigrée est tourné au cours de l’année 1980 dans la cité Couzy de Vitry, par un collectif en colère à la suite de l’agression d’un garçon du quartier par un chauffeur de bus. Soudainement apparaît un film qui ne parle pas des quartiers sous la forme d’un énième constat d’impuissance, mais qui en fait le récit de l’intérieur avec la force du refus et le désir de donner une image vraie de ces lieux. Zone immigrée est proposé en tête d’un triptyque lors de cette soirée du 6 décembre. Il est envisagé comme la présentation d’un contexte : celui de la vie des descendants de l’immigration africaine et nord-africaine dans la France du début des années 1980. Ce contexte est encore le nôtre, dans nos années 2020. Nous ne sommes toujours pas sortis des formes de discrimination sociale, raciale et spatiale qui caractérisent les quartiers populaires. Nous savons aussi qu’en ces espaces il y a une vie et une énergie, notamment celle de la jeunesse.