CINÉMA DE QUARTIER
1–7 DÉCEMBRE 2025

LES FILMS DE LA VILLENEUVE, 2024, 13min
En 1983, Bouzid Kara fait partie du cortège des permanents de la grande marche pour l’égalité et contre le racisme qui rejoint Paris depuis Marseille. Un an plus tard, il écrit, en mémoire de l’évènement, un récit ponctué d’introspections sur sa condition d’enfant d’immigrés. Au cœur du livre, quelques pages évoquent son désir d’Algérie. Lorsque nous avons eu le désir de faire ce film, sortait alors un ouvrage, La France tu l’aimes mais tu la quittes dirigé par le sociologue Julien Talpin*. Dans un contexte de remontée du racisme sur le territoire national, cet horizon de départ pour les descendants d’immigrés issus des anciennes colonies françaises faisait effraction dans le débat public. Il nous a semblé essentiel, pour alimenter cette discussion, de rendre hommage à ce texte écrit par Bouzid Kara en 1984, au sein duquel cette thématique est abordée de façon franche et directe. Lors de cette soirée à la salle Juliet Berto il sera projeté entre Zone immigrée (portrait d’une population immigrée dans la France du début des années 1980) et La Clôture (qui montre une jeunesse algérienne qui rêve d’Europe), et formera un d’espace flottant, un entre-deux, qui sera autant la zone d’un inconfort identitaire que celle d’un potentiel de libération.
*La France, tu l’aimes mais tu la quittes - Enquête sur la diaspora française musulmane - Olivier Esteves, Alice Picard, Julien Talpin - Seuil - 2024.

LES FILMS DE LA VILLENEUVE, 2024, 13min
En 1983, Bouzid Kara fait partie du cortège des permanents de la grande marche pour l’égalité et contre le racisme qui rejoint Paris depuis Marseille. Un an plus tard, il écrit, en mémoire de l’évènement, un récit ponctué d’introspections sur sa condition d’enfant d’immigrés. Au cœur du livre, quelques pages évoquent son désir d’Algérie. Lorsque nous avons eu le désir de faire ce film, sortait alors un ouvrage, La France tu l’aimes mais tu la quittes dirigé par le sociologue Julien Talpin*. Dans un contexte de remontée du racisme sur le territoire national, cet horizon de départ pour les descendants d’immigrés issus des anciennes colonies françaises faisait effraction dans le débat public. Il nous a semblé essentiel, pour alimenter cette discussion, de rendre hommage à ce texte écrit par Bouzid Kara en 1984, au sein duquel cette thématique est abordée de façon franche et directe. Lors de cette soirée à la salle Juliet Berto il sera projeté entre Zone immigrée (portrait d’une population immigrée dans la France du début des années 1980) et La Clôture (qui montre une jeunesse algérienne qui rêve d’Europe), et formera un d’espace flottant, un entre-deux, qui sera autant la zone d’un inconfort identitaire que celle d’un potentiel de libération.
*La France, tu l’aimes mais tu la quittes - Enquête sur la diaspora française musulmane - Olivier Esteves, Alice Picard, Julien Talpin - Seuil - 2024.