CINÉMA DE QUARTIER
1–7 DÉCEMBRE 2025

TARIQ TEGUIA, 2002, 23min
Tariq Teguia est l’auteur de trois longs-métrages, qui sont comme trois manières de penser une entité territoriale : l’Algérie. C’est un pays traversé par des fractures et des contradictions qui nous est ici décrit. Rome plutôt que vous (2008) montre comment fonctionne l’attraction vers le nord (l’Italie), Inland (2009) est une quête vers un sud refoulé, et Révolution Zendj(2015) change encore l’axe de déplacement, en suivant une ligne tension qui va vers l’orient.
Cette façon d’inscrire l’Algérie dans un rapport de forces se trouve en gestation dans un court-métrage antérieur nommé La Clôture. Comme son titre l’indique, cet essai au caractère documentaire fait la description d’un mouvement entravé, du surplace d’une jeunesse qui traine dans les rues d’Alger. Le développement de cette thématique de la ville-prison est contrebalancé par la mise en images et en sons d’une série de perceptions (émotion des visages, séduction du paysage urbain.) C’est une dialectique qui traverse l’œuvre de Teguia : la beauté qui résiste, avec fragilité, à la force.

TARIQ TEGUIA, 2002, 23min
Tariq Teguia est l’auteur de trois longs-métrages, qui sont comme trois manières de penser une entité territoriale : l’Algérie. C’est un pays traversé par des fractures et des contradictions qui nous est ici décrit. Rome plutôt que vous (2008) montre comment fonctionne l’attraction vers le nord (l’Italie), Inland (2009) est une quête vers un sud refoulé, et Révolution Zendj(2015) change encore l’axe de déplacement, en suivant une ligne tension qui va vers l’orient.
Cette façon d’inscrire l’Algérie dans un rapport de forces se trouve en gestation dans un court-métrage antérieur nommé La Clôture. Comme son titre l’indique, cet essai au caractère documentaire fait la description d’un mouvement entravé, du surplace d’une jeunesse qui traine dans les rues d’Alger. Le développement de cette thématique de la ville-prison est contrebalancé par la mise en images et en sons d’une série de perceptions (émotion des visages, séduction du paysage urbain.) C’est une dialectique qui traverse l’œuvre de Teguia : la beauté qui résiste, avec fragilité, à la force.